
La Déesse du feu
Aluminium dibond brossé, feuille d'or, encre...
€3260.00
Avant la lumière,
il y avait le feu.
Pas celui qu’on allume.
Celui qui est.
Elle porte la profondeur comme une souveraine porte sa couronne — non pas comme un poids, comme une évidence. Car la profondeur n’est pas l’opposé de la lumière. Elle en est l’origine. La plénitude avant la forme. Le silence qui contient tous les chants possibles avant qu’aucun ne soit encore né. Celle qui connaît les deux rives ne craint ni l’une ni l’autre — elle les aime également, avec la générosité de ceux qui ont tout traversé.
Car le feu véritable ne détruit pas. Il choisit. Il traverse ce qui peut être traversé, révèle ce qui attendait d’être révélé, et laisse dans la matière une mémoire lumineuse que rien n’efface. L’or qui remonte le long de ses contours — ce n’est pas de la lumière ajoutée. C’est de la lumière rendue. Le solve à l’œuvre dans toute sa grâce. Ce que la matière gardait depuis le commencement remonte quand la main sait demander avec amour.
Les grandes gardiennes du feu sacré ne se sont pas éteintes. Elles se sont retirées dans ce que le monde ne surveille pas — les ateliers illuminés de l’intérieur, les rêves que personne ne raconte, cette chaleur inexplicable qu’on ressent parfois au creux de la poitrine quand quelque chose de juste se produit. Dans la pierre. Dans le feu. Dans cette part de l’âme qui ne renonce à rien.
Fixe assez longtemps. La rétine saturerà de cet or. Ferme les yeux. Ce qui apparaît alors n’est pas une vision. C’est la reconnaissance — ce sentiment bouleversant de retrouver quelque chose qu’on n’avait pas perdu, seulement oublié un moment de chercher.
Les alchimistes ne disaient pas ce qu’on trouverait au bout de la voie.
Ils dessinaient une flamme.
Au centre — une femme.
Et ils laissaient le reste au silence.
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